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02 décembre 2005
Harry Potter et la coupe de feu (Mike Newell)
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L’évènement ciné de cette fin d’année. Oui, le Haricot l’avoue, il s’est précipité dans les salles obscures pour (enfin !) constater comment Mike Newell s’en sortait avec le tome le plus réussi des aventures du jeune sorcier : La coupe de feu.

Pour cette quatrième année, Poudlard organise le Tournoi des 3 sorciers : le vainqueur aura la gloire éternelle. Et ce ne sont pas des paroles en l’air… Choisi à l’ « insu de son plein gré » pour représenter son école, Harry va devoir affronter tour à tour un dragon nerveux, des strangulos haineux et un labyrinthe capricieux. Grâce à ses amis et à des coups de pouce providentiels, il se sort honorablement des épreuves, mais c’est surtout son dévouement et sa générosité qui le laissent grand vainqueur. Le final tient les espérances du livre : la confrontation avec Voldemort est particulièrement réussie ; sombre et intransigeante. Les émotions passent avec beaucoup d’intensité, mais c’est l’unique moment du film.
En effet, ce n’est pas faute de l’avoir désiré, mais il est difficile de plonger dans La Coupe de feu. Un mot résume bien les faits : détail. Détail des scènes qui se suivent sans cohérence, au détriment de l’histoire. La première scène notamment, lors de la coupe du monde de quidditch, est frustrante : on nous montre un stade magnifique, impressionnant, glorieux et… rien. Pas même une petite démo du savoir-voler sur un balai !
Détail des personnages, dont le montage signe l’absence et l’inutilité. Ron, Rogue ou les jumeaux Weasley, qui faisaient merveille dans les premiers épisodes, sont écartés. Quant aux rôles « tertiaires » (figurants pour certains), notamment celui de Clémence Poésy, ils ne valent même pas la peine d’être évoqués, tant ils sont inexistants. Seule Hermione se tire un peu hors du champ magnétique potterien.
Dans cet opus, Harry a 14 ans, l’âge des premiers doutes et des grandes questions. Mais également des premiers émois : si l’histoire avec Cho est avortée, la scène de la baignoire avec Mimi Geignarde est trucculente. Un des meilleurs passages.
Au crédit de Mike Newell on peut dire qu’adapter ce tome (plus de 600 pages) en 2h30 oblige à quelques sacrifices et que le résultat final est plus qu’honorable. Pourtant, lire Harry Potter a le pouvoir de stimuler l’imaginaire. En s’attaquant au film, Mike Newell se devait de nous proposer sa vision, et pas une simple narration.
Avec Daniel Radcliffe, Ruppert Grint, Emma Watson...
Le Haricot
13:45 Publié dans Le Haricot fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Une envie de détente, de rêve sans prise de tête: allez voir Harry Potter!! Un 4e opus dans le ton des 3 premiers, mais avec un suspens et une tension plus soutenus. Il est vrai que les lecteurs sentiront que quelques passages manquent, mais pour les spectateurs non-lecteurs, je pense que ça passe très bien. Des univers magiques nouveaux: les dragons, les sirènes, les geants (un peu passés sous cape) et bien sur les forces du mal (mais ne dévoilons pas trop l'histoire). Les différentes scènes et étapes de la coupe de feu s'enchainent vite et quand on ressort du ciné, on a pas l'impression que 2h30 se sont passées. L'adaptation livre/film est très réussie, sans chi-chis... une vraie magie de Noël!!!
Ecrit par : Sophie | 06 décembre 2005