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13 mars 2006
Hell (Bruno Chiche)
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Lorsque le livre est paru en 2002, le Haricot l’avait lu avec pas mal de curiosité, impressionné par sa jeune auteur énigmatique qui affichait sa trogne désabusée sur les plateaux de Ardisson et compagnie. Et puis il l’avait oublié.
Quatre années plus tard, l’adaptation ciné sort et il se doit donc de s’y rendre. Pour ceux qui l’ignorent (déjà à l’époque Lolita Pille avait marqué les esprits), Hell raconte l’histoire d’amour entre Ella (Hell) et Andréa, deux jeunes issus de la classe parisienne riche et dorée, qui comblent leur vie vide entre soirées, sexes et drogues. Le tout au pluriel de préférence. De la rencontre (juste après l’avortement de la demoiselle) à la séparation, on les suit au plus fort de leur relation jusqu’à la déchéance.
Le film commence bien, on est tout de suite mis au parfum :
« - J’ai failli me casser un talon en courant après un taxi avenue Montaigne !
- Quoi ?! Celui de tes nouvelles Gucci ?!
- Non ! le mien !
- Ah ! j’ai eu peur ! »
Voilà en substance ce que promet le film : les tribulations de jeunes friqués, totalement déconnectés, et qui quelque part en sont bien conscients. Le souci, c’est qu’on n’y rentre jamais dans cet univers. Alors, oui, leurs tracas (« J’aimerais bien avoir l’air d’une pétasse ! ») nous semblent assez éloignés des nôtres, mais sans aller jusqu’à l’identification, on aimerait y croire. Peut être est-ce dû au montage qui hache le film en une succession de scènes sans suite, ou au choix des acteurs… Non, le Haricot ne critique pas les prestations de Sara Forestier ni de Nicolas Duvauchelle, mais étaient-ils les meilleurs interprètes envisageables ? Et pour prouver que leur jeu n’est pas remis en cause, le Haricot avoue qu’une scène se détache particulièrement: jamais encore quelqu’un chantant Il était un petit navire n’avait provoqué chez lui tant d’émotion ! Il est vrai que l’alchimie passe entre ces deux là. On les sent facilement complices et heureux d’être ensemble. La difficulté est maintenant de faire passer !
Certains passage sont drôles, d’autres simplement beaux, mais ils se font rares, car au final, on en ressort un peu ennuyé : histoire d’amour ? dénonciation d’une caste intouchable et inaccessible ? malaise d’une société ? Un peu de tout en même temps et pas grand chose.
Avec Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle...
Le Haricot
19:00 Publié dans Le Haricot bouquine , Le Haricot fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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