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26 avril 2006

L'étrangleur de Cater Street (Anne Perry)

Sur divers conseils (notamment elle), le Haricot a commencé la longue série des romans de Anne Perry, anglaise de son état et auteur de romans policiers, dits "victoriens" (ça c'est pour la distinguer de son homologue américaine Mary Higgins Clark qui ne fait que dans le "actuel"). Et s'il retire quelque chose de sa lecture, c'est bien la force d'une manipulation mentale et psychologique qu'on appelle le teasing.

Explication : le Haricot n'a que moyennement apprécié l'Etrangleur de Cater Street (la critique suit) et pourtant, il va lire les autres tomes. Oui, toute la force de ces ouvrages réside dans la continuité. On retrouve les héros qu'on a quittés lors d'une précédente aventure en espérant qu'ils aient évolué et comme pour la presse people, on veut connaître la suite de leur histoire (bien sûr le ressort de l'amour fonctionne encore de nos jours! Plus que jamais!). On se prend même à faire des suppositions...

Concernant le premier tome des aventures de Charlotte et Thomas, l'évaluation est plutôt soft. Le Haricot n'a trouvé aucun des rebondissements, suspense ou détails dont il est friand pour un bon roman policier (il s'est même parfois surpris à s'ennuyer). Ici l'écrivain se contente de relater les simples faits, on ne suit aucune logique, ni aucune déduction dans l'enquête et cela est bien frustrant lorsqu'on ne peut soi-même s'impliquer dans la réflexion. Evidemment, c'est plutôt bien écrit et les caractères des personnages travaillés (les disputes et règlements de compte notamment sont particulièrement réussis). Mais là encore, le Haricot émet un doute sur la crédibilité de certains faits. L'héroïne Charlotte est une féministe avant l'heure, ce qui sous-entend une révolte sourde, un emportement contre les codes victoriens et une volonté de briser ces dictats. Pour avoir pas mal lu sur cette époque, le Haricot estime que l'auteur a pris des libertés par rapport à la réalité : certes les jeunes filles de bonne famille pouvaient avoir de l'esprit, mais s'emporter de la sorte, non (et encore moins leur mère). Cela est peut-être du au recul qu'on prend avec le temps, lorsqu'on évalue une situation en connaissance de l'avenir.

La suite à suivre...

Le Haricot

17:28 Publié dans Le Haricot bouquine | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

j'ai pas lu ça...les romans policiers, c'est pas trop mon truc...
par contre, ca me fait penser, je sais pas pourquoi, qu'il faut que je fasse un billet sur les excellentes chroniques de San Francisco un de ces jours. Peut etre le coup de la continuité. Sauf que pour le coup, il y a vraiment une fin...


//Le Haricot : tu parles d'Amistead Maupin?
Si oui, moi je n'ai aimé que les 2 premiers tomes et ensuite ça m'a ennuyé parce que je trouve que ça ne se renouvellait pas...^^
Mais g hâte de voir ta critique!//

Ecrit par : pangloss | 27 avril 2006

C'est marrant, mais je pense que tu as mis le doigt sur un truc : moi je n'aime pas trop les romans policiers, où je trouve tout trop convenu, pas intéressant, cliché... Et avec Anne Perry, je me régale, peut-être justement parce que ya pas que le policier... Bref, vivement la suite! (l'été dernier j'ai lu toute la série des Monk, que vais-je lire cet été???)

Bisous

Ecrit par : SaraKa | 02 mai 2006

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