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25 avril 2006
To be continued...
Voilà la suite de cette nouvelle, commencée par Jove, suivie par Ab6, Jude, Cécile et Libellul, qui s'est dit qu'une touche masculine dans l'histoire serait peut-être une option intéressante, donc elle l'a transmis à Juju, qui est généreux (ça oui!) et ne veut pas garder les bons plans pour lui, alors...
Vous êtes prêts? C'est parti!
(Jove) Voilà que je me lève encore à midi... je devrais prendre l'habitude de me lever plus tôt mais il n'y a rien à faire... Le soleil est bien haut, le ciel est bleu, j'ouvre la fenêtre pour prendre une bouffée d'air frais .... il n'y a d'ailleurs que l'air qui soit frais car moi j'ai l'impression qu'on me martelle la tête avec un marteau depuis ce matin. Un bruit? tiens... j'ai ramené quelqu'un avec moi dans le lit.... je devrais arrêter de boire autant quand je sors"
(Ab6) Je lève le drap, une chevelure noire. Il dort. En chien de fusil. Je titille l'épaule, un grognement animal me répond. "Eh lève toi, y a ta femme qui t'attend peut être..." - Meuh tu trouves ça marrant ? Laisse moi dormir. - Ben je sais pas si c'est drôle mais tu peux pas rester là, je tiens à mon célibat moi. Le type se redresse...Mi rieur, mi- enervé: "Bon écoute, fais pas ça quand je dors. Ok ?" - Mais quoi ? - Alors , depuis le temps qu'on vit ensemble, tu le sais que le sommeil pour moi c'est sacré..Non ? - Hein ? - Voilà, alors laisse-moi dormir, là. Des que je me lève, j'prépare le p'tit déj, comme d' hab, rassure-toi.
(Jude) Et il se retourne dans le lit, pour continuer à dormir. Dans MON lit. -Nan nan nan, tu te lèves MAINTENANT, tu prends tes fringues et tu sors de chez moi (ça va bien, hein, c'est pas l'auberge espagnole). (nom de Dieu qu'est-ce que j'ai pu boire hier soir pour avoir mal au crâne comme ça... j'ai plus vingt ans, hein, y a pas à dire...) -Ptain mais t'es pas nette, hein! Il s'est relevé sur le lit d'un bond comme un de ces lutins qui sortent des boîtes surprises, celles qu'on voit toujours dans les films, parce qu'en vrai, j'en ai jamais vu. Il fait voler le drap et se lève à la hâte, sans me lâcher des yeux. J'en profite pour constater que premièrement il est très très beau, et deuxièmement il est complètement nu...
(Cécile) Le mal de crâne qui vrille encore J'essaie de me souvenir de la soirée d'hier un bruit de porte qu'on claque à l'autre bout de l'appartement nous fait sursauter.
(Libellul) Qu'est ce que c'était? Demande l'homme, le regard inquiet en tournant la tête vers le bruit… Tu as bien fermé la porte à clé hier soir en rentrant? Mes clés, bon dieu, je ne sais même pas ou elles sont, ni mon portable d'ailleurs, je commence à paniquer sérieusement mais ne laisse rien paraître, je suis en terrain totalement inconnu. L'homme s'enroule un drap autour de la taille et franchit la porte de la chambre. Je récupère mes vêtements éparpillés ça et là et m'habille à la hâte, si je dois fuir, autant être habillée, ça aide. Aucune trace de mon sac à main ici. Je m'assieds sur le lit et tente de me reprendre, je dois comprendre ce qui se passe… J'ai plusieurs certitudes, je suis ici chez moi et jusqu'à hier, j'étais célibataire. Ce type doit être un fou ou bien… une idée me traverse l'esprit et je scrute la chambre à la recherche de cameras cachées. Non, rien qui cloche et puis il y a ce trou dans ma mémoire de plusieurs heures, un gouffre noir incompréhensible et affolant… Hier soir… J'étais invitée à l'un de ces vernissages mondains ou l'on côtoie toute une faune bigarrée. People cocaïnés, artistes maudits, journalistes, intellectuels et même quelques politiques qui viennent là pour se faire voir. Je me souviens d'avoir aperçu l'un de mes amants, un homme influent Lorel, marié à cette très belle actrice, vous savez... Le dernier souvenir, flasback incertain, je suis entourée d'hommes, je souris, une coupe de champagne à la main. Depuis plus rien. Et ce matin me voilà soit disant maqué à cet homme que je n'ai jamais vu.
(Juju) Pendant qu'il s'est absenté de la pièce je retente rapidement de reconstituer les zones d'ombres de la veille, donc le champagne à flots, ca c'est une certitude, mon coté charmeuse qui ressurgit dans ces moments là en est une autre. Besoin d'amour ? D'attention ? Ou simplement par jeu en fait pour le côté joussif de les voir parader autour de moi en essayant de démontrer leur supériorité sur leurs congénères. Oui j'aime bien cela aussi. Alors comment suis je arrivée chez moi avec ce type, il est pas si mal d'ailleurs, comme quoi j'avais encore la lucidité d'avoir bon goût.
Il revient dans la chambre tout penaud, me lance " Euuhh au fait c'est quoi nouveau ton prénom ? Parce que là y a ta mère dans le salon." Put... depuis le temps qu'elle veut me caser elle, elle doit déjà être en train de publier les bans...
(Hélène) Et puis... Quoi? Mon NOUVEAU prénom?! C'est moi qui suis multiple, ou lui? Je suis mal, moi, je suis mal! Je grogne un truc incompréhensible. Y'a des jours comme ça où on perd facilement le contrôle... Ca me rappelle une anecdote qui mêle grande roue, pingouins... et champagne, tiens. Aussi. Je devrais arrêter de boire autant quand je sors (c'est la deuxième fois que je le dis? Pas rendu compte!). Et ma mère, qu'est-ce-qu'elle fout dans le salon? D'habitude, les visites, c'est les mardi et les jeudi... Et là, elle a 2 jours d'avance (mémo : penser à lui redemander les clés). Ah mais oui, elle vient chercher l'enveloppe! Qui est... Put... il est où ce sac à main! Et l'autre, qui reste planté là. Sympa tout de même. J'ai toujours craqué sur cette démarcation au bas des hanches et là, elle est bien dessinée... Allez ressaisis toi ma vieille! Réfléchis (hum... pas facile vu mon état...). Première possibilité : la fuite. Pas très courageux, mais efficace. Deuxième : l'affrontement. Mais sans l'enveloppe... Troisième : le mensonge. Toujours ça de gagner. "Euh... Scuse moi... Tu pourrais te rhabiller et sortir discrètement sans que ma mère te voit?". Parce qu'il a toujours pas bougé, lui. Et ce sourire benêt (j'devais être en grande forme...). "Allez, arrêteeeee! Elle me connaît. Qu'est ce qui te prend? Par contre faudrait que tu me briefes sur ton prénom, parce que là, j'ai eu l'air crétin...". Stop! Je suis dans une autre dimension?! Récapitulatif : un mec inconnu, qui me connait visiblement bien, campe dans ma chambre à moitié nu, ma mère, qui vient chercher un paquet que je ne retrouve pas, m'attend dans le salon, et tous deux semblent savoir que j'ai changé de prénom, à ma grande stupeur. Bon, ça, c'est fait... "Un café?"
Et le gagnant de la suite est... Grenouille!
PS : que ceux qui soufflent car ils n'ont pas vu leur nom pour reprendre le flambeau ne se réjouissent pas trop. Ca revient beaucoup plus vite qu'on ne s'y attend...^^
10:10 Publié dans Mots de Haricot | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
je confirme ça arrive rapidement ( meno ne pas ricanner quand ça tombe ailleurs ;)))
Ecrit par : Cécile | 25 avril 2006
^^ bravo!
beau rattrapage ou plutôt bel esquive :)
c'est super cette nouvelle intrigue!
merci d'y avoir mis ta petite note
Ecrit par : Jove | 25 avril 2006
ça va vite dis donc! L'histoire repart de plus belle et c'est bien cool, bravo!!! :o))
Ecrit par : libellul | 25 avril 2006
Merci, merci les filles, on fait ce qu'on peut...
Vous croyez qu'on va nous publier?! ^^
Ecrit par : Le Haricot | 25 avril 2006
huhuhu!
Ecrit par : libellul | 25 avril 2006
Evidemment qu'on va finir publié, une si bonne histoire d'un collectif si talentueux...
Ecrit par : Juju | 26 avril 2006
En même temps, si on est 2 000 à participer et à écrire chacun un paragraphe, on sera 2 000 minimum à l'acheter, plus nos parents, nos tontons, nos tatas, nos frères, nos soeurs, nos amis, nos voisins.
Un carton annoncé en librairie !
Ecrit par : Grenouille | 26 avril 2006
> Juju : douterais-tu de nos capacités?! Nous qui y avons mis tant de nous même...^^
> Grenouille : Oh! Oh! ce serait le bonheur!
A ce rythme, on aura même droit à une édition de poche!
Ecrit par : Le Haricot | 26 avril 2006
hop hop hop... dans mes liens... hop hop hop!
//Le Haricot : hop hop hop... dans les miens... hop hop hop!//
Ecrit par : Brav | 26 avril 2006
ça y est !! la suite du fil d'Ariane chez Moyra est là : http://moyra.over-blog.com/article-2711906.html
Ecrit par : isis | 13 mai 2006